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LES POÈMES DE JEAN RAFENOMANJATO

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Mende

Vue de Saint-Privat, grâce et beauté parfaites,
Cette cathédrale érigée par un Pape d'Avignon.
Elle l'a vue, jusqu'à la fin, de son fauteuil dans le salon,
puis de la-haut, à l'hopital, chambre 307.

Je reviendrai souvent sur le causse,
Juste dans la trouée entre les pins,
Pour partager cette vision enclose
De Mende, avec Elle, qui l'a peint.









Mende en Lozère

Mende
38 x 46 cm
Denise Rafenomanjato - 1978

 
 

 


Morvan en automne

Les feuilles sont bleues, ce soir l'ombre
Bâtit comme une guirlande qui encercle
Et piège la lumière dorée dans les futaies.

Sous le soleil rasant qui étire l'ocre des prés
Le sapin, jaune, vert et rouge, incandescent,
A des reflets sombres sur l'étang transparent
Le blanc de l'atmosphère, au liseret des collines
ce blanc étrange sur l'eau, comme l'ombre d'un cygne,
Jouent enfin avec les feux du couchant
Et le bleu profond et calme de l'étang.






Morvan - parc régional

Automne en Morvan
46 x 38 cm
Denise Rafenomanjato - 1978
 
 

 


Poème Constructiviste

Là-bas, derrière, Arcy-sur-Cure.
Ici, les réverbèrations orthogonales
Dessinent ying et yang entre vide et plein,
grace à une palette acide et une douce peinture.

la vie et son miroir diagonal
de ciel et d'eau, en contrepoint

Démontrent
la perfection de la composition,
Formulent la synthèse,
lumière, bissectrice
Entre exhuberance
et sérénité, antithèse,
des bleus, des verts, recompositions,
rencontres.

Quelque part, au passage du pont
La couleur marque l'horizon .
Et l'infini chromatique
Transcende la technique.






Arcy-sur-Cure: soleil sur la digue

Soleil sur la digue
46 x 33 cm
Denise Rafenomanjato - 1982
 
 

 


Pont sur l'Aubrac

De nulle part vers nulle part,
Peut-être une idée de l'infini,
Lieu de haute solitude, burons,
landes couvertes de bruyère et de granits,
Là où hurlaient les hordes d'ysengrin,
passent les calmes transumances.

On y entend la cloche des pélerins
signal vital, telle le phare des marins.
Blancs et gris de la terre, roses, verts
Et bleus du ciel, argent de la Truyère,
La palette diffuse une lumière froide,
Avec nulle part où fixer le regard
Pris dans une éternelle errance.






Denise Rafenomanjato - pont sur l' aubrac

Pont sur Aubrac
Denise Rafenomanjato - 2000
 
 

 

Reflets sur la cure

Miroir jusqu'à l'horizon, avec des réverbérations roses
Et des jaunes comme une lumière blafarde annoncent l'aube naissante
En même temps beaucoup d'eau charriant
Des troncs décharnés tremblant au fil du courant
Des bleus et des verts soulignant la lumière étrange des eaux profondes
Des jeux de miroirs répètent la perspective tout en l'estompant dans une réflexion atténuée et mystérieuse.

Reflets dans la Cure

Reflets dans la Cure
Denise Rafenomanjato - 1989




 
 

 


Rivière la nuit

Rêve:

Orphée, au delta de l'achéron.

Une espèce de fluorescence divine qui qualifie le passeur.

Au bout du pinceau tu as obtenu le droit d'ouvrir le chemin.

Et le ciel, soudain assombri,
dessine toutes tes peurs,
avant l'orage brutal,
qui doit ponctuer le verbe flamboyant
Porté par ton regard désillusionné.






Denise Rafenomanjato - rivière la nuit

Rivière la nuit
38 x 46 cm
Denise Rafenomanjato - 2002
 
 

 

Rouge en été

Le destin s'effondre selon la perspective inéluctable tracée par les soleils verts.

Le long des bouleaux arachnéens,
Au coeur de l'incandescence morbide,
Vers la porte ouverte sur le monde d'Hadès,
Tu t'avances, déterminée,
Tu portes le spectre de ta fille
que seul l'Au-Delà pourra incarner

denise Rafenomanjato - rouge en été

Rouge en été
Denise Rafenomanjato - 2001




 
 

 


Silence

Quelque part au bout de la lande,
dans les hautes terres,
dans cette couleur verte et blafarde des soirs de colère
personne ne t'attend.


Et le hurlement des vents déferlants
crée un silence assourdissant.


Presque deux lunes, l'une rectangulaire,
halo blanc autour d'un coeur obscur, l'autre lunaire
mais aussi parcourue des cinglances des vents contraires
dans un ciel si noir et sombre
que l'idée même de liberté
a quelque chose d'absurde
et de totalement improbable.

Il semble que la nuit est plus terrifiante
quand les deux astres marquent l'ailleurs absolu du passage.
les nuées, les a-plats ocres, blancs, verts, ou noirs,
s'étirent sous la violence des vents planétaires
qui déferlent sous le ciel blême et obscur.

Courbés de toute éternité, les sapins rouges,
et les squelettes carmin des bouleaux définitivement sans feuilles,
sont les boussoles martyres des tourbillons implacaples.
les pôles de cet astre noir sont aux lieux de naissance et de mort
de tous les cyclones échevelés.

La neige est sale, sans doute d'ammoniac et de souffre.
S'y reflètent les trainées du ciel,
et les ombres floues, désorientées, marquent l'impossible verticalité
et l'absence de perspective.

Pourtant une volonté s'affronte
à l'éternelle polarité de la tempête.
l'ombre rouge en forme d'homme avance.

la volonté incarnée vient à bout de la désespérance.






Silence est une peinture de Denise Rafenomanjato

Silence
87 x 93 cm
Denise Rafenomanjato - 1991
 
 

 


Soleil couchant sur la Cure

Au premier plan la branche, décharnée, sans feuilles,
Affiche l'échelle d'une rèverie en trompe l'oeil.

Un rose jaune vers les lointains, le gris des nuages et leurs reflets.

On pourrait croire à un long voyage hasardeux au fil de l'Amazone,
Avec, au bord de l'
horizon, quelques palétuviers ?
Et la ligne de fuite, au coeur de tous les rèves, dessine une isochrone.
Certes, le goujon est moins vorace que les piranhas,
et la vipère moins dangereuse que l'immense anaconda.

Mais si le rêve existe c'est parce que le monochrome l'a mis en scène;
La technique est toujours au service de l'onirisme,
la beauté nait et s'illumine sous le lavis,
Et Denise a su encore reconstruire l'infini.






Soleil couchant: tableau de Denise Rafenomanjato

Soleil couchant
50 x 35 cm
Denise Rafenomanjato - 1999
 
 

 


Soleil noir

Il est sur que nulle couleur vivante
ne vient éclairer l'horreur de cette désespérance

hurlements
Les stridences des mains tétanisées,
ces yeux qu'on ne voit pas, revulsés.
cette bouche déformée par l'insupportable.

mère
Tu as vécu cet effarant décalage entre ,
Les paradis artificiels qui t'enlevaient ton fils,
Et le réel, support d'horribles maléfices.
Là sans doute est la félure dans l'art du peintre

Chevelure
flamboyance des boucles bleus et grises
comme une nuée de méduses envahissantes
piège des mains orantes en déraison.
les cheveux hérissés pleurent la dépression

pavots noirs
Mille Escobars ne sont rien face
à cette nuée sombre du temps qui passe
fleurs noires, oiseaux noirs, soleils noirs
Boucles noires, symphonie du désespoir.

rêve
Etre à côté du quotidien dans un sommeil artficiel
rèver, tellement fort que la vision s'incarne.
Dans un semis de blancs et de roses parmes,
Au coeur de l'horreur un fragile arc-en-ciel.






Denise Rafenomanjato - soleil noir

Soleil noir
60 x 50 cm
Denise Rafenomanjato - 1983
 
 

 


Solitudes

Plusieurs plans superposés
comme des couches quadrichromes,
solitudes sur-exposées
aux lignes de fuite non coplanaires.

Marcher dans sa tête

Etre de toutes les errances
suivre toutes les âmes en partance
même si toute virtuelle est la quête
au moins marcher dans sa tête

Fuite en Egypte

dans la désespérance de l'exil, le symbole d'une fuite éternelle
parce que le massacre des innocents est toujours actuel.

sous le soleil vert, tel Assuaverus, Joseph est l'eternel errant
d'une diaspora infinie, soumise aux royaumes intolérants.

The tramp

Sur les sentiers intemporels le musicien fixe le soleil vert
et, le long des bouleaux décharnés, son étrange itinéraire
au coeur des marais de l'histoire, dessine, en perspective,

cette rencontre improbable, au bord de la réalité fictive
entre la vierge, son enfant divin, et ce trouvaire ultérieur
qui fut santon, guidé par l'astre vert, vers une crêche antérieure.

Les bestioles

Méchantes, énervées, un peu Boschiennes:
plantée sur l'étrange boule magmatique
la bestiole au bec éffilé laisse venir l'horrible chien,
quadrupède imbécile à qui n'appartient
que le vide méprisant laissé par l'oiseau misanthropique

Ainsi sous le soleil gris et l'arbre décharné
perdue dans le vol des oiseux noirs
sur le chemin nulle part à nulle part
ta tristesse traverse ces solitudes superposées.






denise Rafenomanjato - solitude

Solitude
46 x 55 cm
Denise Rafenomanjato - 1984
 
 

 


Sous un ciel d'hiver

Vers les confins désolés de la Margeride
Tu as déposé depuis ta palette inéluctable
Les éclats mono-chromatique et splendides
d'un après-midi engourdi par un froid implacable.


Derrière le portique ouvert par les bouleaux,
Et fermé par la marche des nuages de neige,
Près de l'horizon où gris, bleus et roses
S’entre-mêlent et se démêlent aussitôt,

Le village presque terré dans la plaine,
Les fenêtres obstruées de neige,
Écoute passer les heures
Avant le silence mortel de la tourmente.






Denise Rafenomanjato - sous un ciel d' hiver

Sous un ciel d' hiver
Denise Rafenomanjato - 1983
 
 

 

Sur le seuil

Il sait: novembre 1938, la nuit de cristal.
Il sait: janvier 1942, la conférence de Wannsee.
Il sait: juillet 1942, la rafle du Vel d'hiv.
Il sait: avril 1944, la ferme d'Izieu.
Il sait: Auschwitz 1944, 20000 morts par jour.
Il sait aussi Chalamov et les récits de la Kolyma.

Franchir le seuil,
Et accepter de vivre dans un monde où cela est possible.
Vivre, au-delà du deuil,
Sous réserve de n'être pas sur la ligne comptable "à décimer", c’est possible,
Il est même permis de marcher sur la route, le mirador ne menace que l'intérieur,
Et ce n'est qu'au-delà des barbelés que l'on risque le feu exterminateur.

Six milliards d'humains à la fin du sïècle,
La ligne "à décimer" a toujours été provisionnée.
Plus d'éthique, l'homme sans autrui a gagné.
Paraître ou n'être rien, l'absurde tourne en boucle.

Naître ou ne pas naître, telle est la question
Que la toile dessine et pose par sa composition.
Pourtant, le même monde a porté la pensée de Lévinas,
La folie froide d'Eichmann et celle, imprécatoire, de Goebbels.

Et Mordekhaï Anielwicz, à Varsovie, 1943, en avril,
Chef de OCJ, a choisi sa façon de mourir

Denise Rafenomanjato: sur le seuil

Sur le seuil
Denise Rafenomanjato - 1990


 
 

 


Une fenêtre rose

On peut jouer à chercher des analogies,
Un peu de Joconde, un peu de Vierge Marie:

poème de Jean Rafenomanjato - une fenêtre rose

Mais les mains jointes portent un verre
Et pas le fils de Dieu incarné sur Terre,
La robe de chambre n'est pas richement ornée,
Et la chaise de Lozère n'est pas un trône en majesté.

poème de Jean Rafenomanjato - fenêtre rose

La profondeur du regard et le sourire mystérieux
Sont pourtant de facture Da Vinci, même irrévérencieux.

Ni Joconde ni Marie dans le tableau du Maître flamand.
L'arrière-plan prend plus de place et parle différemment.

C'est une image de la Margeride, même si la Truyère
N'a jamais été aussi large au pont des sept trous,
Même si La Villedieu est plus loin par en-dessous.
Mais, juste à l'horizon on voit le col des trois soeurs,
Le soleil à l'aplomb marque le rendez-vous ultérieur.
Dès 1978, l'ailleurs se dessine et attend.

Dès lors, la superposition des plans, la profondeur de champ
Construisent une vision temporelle de la destinée.

Je suis sur que le pinceau de Denise a eu cette volonté.






Denise Rafenomanjato - fenêtre rose

Fenêtre rose
Denise Rafenomanjato - 1978
 
 

 


Une route dans son rêve.

Mon enfant, ma soeur, ...
Ordre (ok petit, ferme ta gueule !) et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Oui, tout est là...
Couleur, douceur, offerte,
En êtes vous surs ?

Même au soleil couchant, plein des
Hyacinthes d'or, un viol est un viol...

Savez-vous planter le mât...?
À la mode, à la mode ?
Savez-vous planter le mât...?
À la mode de Toulouse ?

Et, Merde !






Denise Rafenomanjato - une route dans son rêve

Une route dans son rêve
Denise Rafenomanjato - 1983
 
 

 


Un regard dubitatif

un titre un peu étrange, comme un manque de confiance
porté par l'homme assis dans l'encadré;
pourtant le jazz flamboyant de Carla Bley
et Toi qui jouais du violon dans ton enfance

La femme flamboyante
"something warm", d'Oscar Peterson à Carla Bley
in a jazzy mood, l'orgue Hammond a pleuré.

Un regard bleu-vert
un regard bleu-vert, perdu dans le miroir qui lui renvoie
quelques blue notes, et la résonnance de son désarroi

Les mains avec de l'expérience
des mains qui en disent un peu plus que la belle jeunesse
du rythme cadencé par les tièrces majeures de la basse..

Le fard et le miroir
Un miroir sincère donc, mais qui apporte aussi
en même temps, l'apprêt du fard et des faux cils.

Avant d'entrer en scène
et puis ce public qu'il est interdit de décevoir,
qu'il faut aimer, même quelques instants illusoires.

Tu jouais du violon
est-ce toi, etait-ce un plaisir pour toi, de jouer ?
seule yvonne pourrait le dire, je lui demanderai.

Ailleurs en blues
de toute façon, ces yeux fermés, ce violon bleu
accordé à tes cheveux, et tes lèvres aussi, bleus
c'est une descente mineure dans une grille blues

Mozart, Paganini, Grappelli:
le Requiem à Vienne
les Caprices à Capri
et le Jazz gitan à St-Ouen
peut-être eut-il fallu que tu eusses su
jouer cela, peut-être le savais-tu ?

J'sais pas où j'suis rendu
le bag-pipe, le flamenco,
la balalaika, le fado
le bagad et la bourrée,
la balade et le menuet.
saudade, appassionata...

Louise le Forestier
Northern, eastern, western and pan-american
Des images pour la musique
dans ta tête milles images jouent sur des accords
déglingués, avec tant de bémols à la clé, et telle pléthore
d'assonances, que mille et une gammes s'entrelacent
comme dans un dessin d'Esher ou une fugue de Bach

Dubitatif
Qui ?

un jeune enfumé songe-creux
Ou, quand ?
escalier, descente de Montmartre
Quoi ?
petite misogynie de base
Pourquoi ?
pensée normalienne figée en iconostase.






Un regard dubitatif: peinture de Denise Rafenomanjato

Un regard dubitatif
58 x 49 cm
Denise Rafenomanjato - 1983
 
 

 

Un rêve rouge

Porte sur l'infini, même si la Margeride semble traverser le port de téléportation

Neige rose sous un ciel rose
Monochromie de l'oeuvre
Voulue par l'artiste ?

Le ruisseau lui aussi passe dans l'au-delà vers le pont virtuel.
Sans doute l'homme seul doit montrer patte blanche sous le portique de reconnaissance.
Ainsi les oiseaux, créatures divines, passent sans code.

Surtout n'avoir ni froid ni peur,
Ivre, comme un vaisseau rimbaldien,
Accepter tous les improbables tangages
Les poingts serrés dans les poches de mon blouson, aux pieds mes semelles de vent.
Rejoindre les anges déchus qui hantent les hautes terres des rois sans divertissement.
D'aucuns diront certainement, que derrière l'amas des blocs granitiques la Bête guette nos jours…

Un rêve rouge: Denise Rafenomanjato

Un rêve rouge
49 x 58 cm

Denise Rafenomanjato - 1980




 
 

 


Vézelay, en Morvan.

Dans le matin glacé, les roses et les bleus
Produisent une lumière mystérieuse
Qui semble guider les pas des éternels pélerins.

Comme Girard d’Arcy, le Père Abbé franciscain
qui, du Roman au Gothique, fit ériger l’audacieuse
Basilique, les lignes de fuite des verts et des bleus

Font de la composition comme une projection aérienne et spirituelle,
Accordée aux prédications de St Bernard sur la colline éternelle
.






Morvan - Vézelay

En Morvan
Vézelay
Denise Rafenomanjato - 1988
 
 

 

Voyages 1

Pourquoi pas Buffet ?
Sans doute ce ciel un peu rouge et vert,
ouvre-t-il des horizons étrangers aux certitudes socio-buffétiennes.
L'alignement des poteaux, comme si cette ligne verticale devait marquer les limites de la Pacific 231.
Depuis quelques années la vitesse de la moelle chemin de fer a perdu son inéluctable urgence.
Cendars est devenu ringuard,
Paques à New-York est instantanément en corrélation avec les sept gares et les milles et trois tours
de la poésie kremnologique, internet rend anachronique la prose du transibérien
Les rails jaunes sont au coeur de la fuite inaboutie de ce siècle désespéré.
Ainsi les cabanes posées tout au long ouvrent la porte des infinis du fond du ciel à l'horizon.
A tous les trains de locomotives en rut qui s'inscrivent dans le rougeoiment de la ligne de fuite.
Et la petite Jeanne de France joue avec tous les poètes qui ne savent pas aller jusqu'au bout.

Voyages 2

- sous le balast, partir, mourir -

Pour échapper au poids des regards dissimulés
Derrière les façades opaques et refermées.
Au fil des horizons de mes nuits,
Les rails entre-croisés des aiguillages
De la vie, dessinent comme une fuite
Vertigineuse dans des rèves de voyage,

Voyage vers des horizons improbables
Accordés au rythme des mille traverses,
Piégé entre des verticales qui tracent
Un labyrinthe complètement inéluctable,
Et la poursuite vitale du fanal des locomotives
Disparues au-delà des lignes de la perspective.

Denise Rafenomanjato - voyages

Voyages
65 x 50 cm
Denise Rafenomanjato - 1978




 
 

 


Y a la rue qu'est maboul !

Léo, construit comme un extra-terrestre,
Au-dela des bancs de poissons qui survolent les HLM.

Madame promène son quatre-pattes-outre
Monsieur a sorti sa béhème
Et la mante va bouloter la chienne.

En cette minute de la peur, big brother guette
Phobos éclipse Daimos et menace le Poète
Sans doute faudra-il un jour que le rève advienne.
Que la loi des poètes établisse le règne de la douceur,
Et qu'enfin le Roi Léo redonne vie à cette soeur
Dont l'absence a, chaque jour, déchiré le coeur de Denise S.






Denise Rafenomanjato - y a la rue qui est maboule

Y a la rue qui est maboule
100 x 76 cm
Denise Rafenomanjato - 1985
 

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