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LES POÈMES DE JEAN RAFENOMANJATO

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Femmes vertes

D'abord la duplication translatée des sphères
Avec la ligne des regards
à l'angle des normales
Puis celle des épaules en équilibre inverse.

Nues, effeuillées

Certes, mais protégées par cette couleur
Mythique qui porte les reflets du malheur
De toute éternité.

La gemellité,

Marquée par le double contact
Des chevelures et des seins,
Accentuée par le détachement,
Pictural et psychologique,
Sur un fond sans nuances,
Construit une double tentation
Fantasmée et inaccessible,
Dans un lieu où la mécanique
Des sphères non-newtoniennes
Renvoie à un zodiaque khabbalistique
Marqué du signe de l'ange déchu.






denise Rafenomanjato - femmes vertes

Femmes vertes
53 x 40 cm
Denise Rafenomanjato - 1993
 
 

 

Forêt en hiver

Pourquoi en parler ?

Peut-être pour ce personnage perdu
Sur le chemin, au milieu des réverbérations roses.
Pour ces arbres aussi, tellement hauts que l'on pourrait croire qu'ils vont au-delà des cieux.

Encore une fois pour la couleur…
Et tous ces blancs qui illuminent la toile…

Denise Rafenomanjato - forêt en hiver

Forêt en hiver
44 x 44 cm
Denise Rafenomanjato - 1986




 
 

 


J'allume un petit feu

Le p'tit poème me guide au-delà,
Vers où, vers qui ? Au fil nonchalant
d'une fumée aux ongles faits,

Le regard, par-delà les peupliers élancés,
S'alanguit dans le soir doucement.
Derrière l'ocre jaune de l'oubli, c'était qui déjà ?

Vous, Dieu ?





Denise Rafenomanjato - sérénité

Sérénité
50 x 37 cm
Denise Rafenomanjato
 
 

 

Jaune les yeux du Train/Cheval/Œuf .
 
Le Hibou fou aux yeux jaunes
Et aux ailes latentes
Réverbère l'obscure clarté
Du temps qui passe
Et le trappeur construit
La caresse du Loup scrutateur aux yeux jaunes.
Dans les étoiles,
Le voyage conditionne
La reconnaissance
Du train qui trépasse
Au long des infinis tristes .
 
Et cependant,
 
Les traces dans la neige au bout du bouleau décharné inversent la perspective du tableau.
Le train, le Chevalier et l'œuf sont sur une diagonale inéluctable et définitive.
Alors, Le ciel noir et bleu construit une sorte de didascalie reposant le contexte
de toute les réflexions sur une pensée déclamatoire.

Denise Rafenomanjato - les passagers de la nuit

Les passagers de la nuit
58 x 69 cm
Denise Rafenomanjato - 1986




 
 

 

La Margeride sous la neige

Au détour de Noël, début janvier
C'est déjà le premier redoux,
la glace fond avec la boue
mais le froid va revenir dès février.

Et l'on sent bien que les prés vont à nouveau geler,
Car le ciel est resté si froid et glacé.

Ce gris a pourtant une légèreté qui est portée par la lumière verte qui l'imprègne
Et comme d'étranges moutons laiteux,
les nuées fond un diadème vaporeux
au monts qui se détâchent sur l'horizon

Verts et marrons les genêts on leur triste nudité hivernale,
on ne peut les regarder sans trembler et frisonner doucement avec eux

Cloués aux bois de bouleau noirci de n'avoir plus de sève,
les fils barbelés enserrent le chemin d'herbe, de neige, et de gadoue
où les dernières bousses se délitent depuis le temps que nul troupeau n'est passé.

Là-bas, au bout des prés, on devine le ruisseau,
on n'y peut plus faire de glissades: c'est normal le temps de l'école est de retour.
Mais quelques plaques de glace subsistent,
sans doute le froid reviendra avant qu'elles n'aient fondues.

Au loin, vers Saugues, les monts restent couverts.
La Margeride, prend un temps de respiration,
au coeur de la froidure, la tourmente mortelle va bientôt revenir.

Ici, il y a quelques siècles, la Bête venait parfois prendre sa dîme.

Prairie d' avril: peinture de Denise Rafenomanjato

Prairie d'avril
Denise Rafenomanjato - 1990




 
 

 


La Non-violence,
dissuasion du faible au fort,
a révélé la force des enjeux et la réalité des rapports de forces
entre le mendiant et le vice-roi anachronique
 
Par la marche sacrificielle sous le cèdre,
Par la conviction,
grâce au rouet et au bâton,
 
Gandhi,
et son idéolognégatifique, 
Jinnah,
ont refermé
autour de lord Mountbatten
le cercle de l'histoire coloniale ,
 
Avec leurs regards d'ascètes
Et leurs volontés d'acier
Ils ont allumé au bout de la nuit
la lumière de la liberté
et arraché la livrée blanche de l'esclave
 
Que demain leurs fantômes soient assez forts
pour arrêter les feux d'Hiroshima
dans le Karakorum ou le Cachemire.






denise Rafenomanjato - les droits de l' homme

Les droits de l' homme
Le pèlerin de la paix
Denise Rafenomanjato - 1989
 
 

 


La nuée

Au soir bleui après l'orage, le tronc,
Courbé par le souffle des tourbillons,
Pousse ses branches décharnées
Vers les djinns qui hantent les nuées.

Au-dessus des landes désolées
Le sifflement du sabbat a l'éternité
Du cycle des radiations spectrales
Et la pureté fantastique du cristal.

dans la lumière de l'ultime fanal,
la neige, telle une porte spirale,
Perçe l' obscurité blafarde des cieux
Mais, nulle présence, ni Lucifer ni Dieu.






denise Rafenomanjato - aprés l' orage

Aprés l'orage
46 x 38 cm
Denise Rafenomanjato - 2002
 
 

 

 


La Villedieu

Derrière Saint-Amans,
pas loin en fait de ces terres
où ont vécu les mères de ma mère.
Du coté des Bonals.

Quand il y avait encore des truites dans la truyère.
Juste là où Tata Antonie partait chercher les cèpes,
là où personne n'a pu jamais la suivre.

La Villedieu, sous la neige,
un de ces paysages spirituels et monochromes
que Denise savait si bien faire vivre
.

            Cet imparfait restera
                     toujours
                  une déchirure





La villedieu en Lozère

La Villedieu
49 x 41 cm
Denise Rafenomanjato - 1981
 
 

 

 


Le berger

Un berger, des brebis, transhumance,
À la tombée des Cévennes, vers le Collet de Dèze.
D'après une photo d'Alain Gas, bien sur.
Mais la tension chromatique crée une brûlure
Onirique, et le berger devient passeur
Vers un horizon déjà là, jaillissement d'ailleurs,
Au bord d'un trou noir flamboyant
Qui est entré en résonance avec la lumière du couchant.
Ainsi, le génie monochrome, la projection focale,
La volonté de l'artiste tissent la métaphore cruciale
Qui donne au berger des âmes en errance
L'image du pasteur des chemins de transhumance.






Denise Rafenomanjato - le berger

Le berger
27 x 35 cm
Denise Rafenomanjato -
1985
 
 

 

L'échelle de Jacob

L échelle de Jacobs (Génèse XXVIII):

Dieu lui dit, à Bethléem, que cette terre sera pour lui et sa descendance.
Ainsi nait le mythe de la terre promise,
les enfants de Jacob sont les pères des douze tribus d'israël.
Or, avant Israël, c'est la genèse du monde que le tableau veut sans doute illustrer.
L'ange stylisé pose l'éternelle question de la gnose, du début, de la création et du créateur.
mais le ciel est marqué par des couleurs issues du Big Bang ou des forges stellaires thermo-nucléaires
Ainsi, toutes les couleurs des éléments se retrouvent dans la traine des nuages formés après l'explosion des étoiles.
Les atomes lourds sont nés de la fusion nucléaire.
Derrière, la vie...
Les protéines sauront naître des nuées interstellaires
Ainsi, jusqu'à notre temps, la nature est restée maîtresse de sa destinée.
Aujourd' hui, l'homme semble capable de s'auto-détruire et d'entraîner dans sa chute la terre,
avec toutes les plantes et tous les êtres vivants
Aujourd'hui, Juifs et Palestiniens sont prêts à relancer l'explosion des étoiles au nom de haines que GAIA ne saurait admettre.
Denise a craint, toute sa vie, que la bêtise collective, capable des pires violences au nom de ses rares idées, ne conduise l'esprit à sa perte.
Elle est partie, mais ses craintes demeurent et restent les miennes.
Il faut peut-être s'attendre à une grosse colère de Dieu qui pourrait décider de chercher ailleurs un être à son image:
Ainsi pourrait mourir l'humanité.

What a Wonderfull World !

denise Rafenomanjato - échelle de Jacob

Échelle de Jacob
56 x 40 cm
Denise Rafenomanjato - 1978




 
 

 

Léda piégée

Nue, au coeur terrifiant du gris de la toile,
Leda, Reine de Sparte, piégée par les oiseaux.
Attend le viol inéluctable de l'avatar de Zeus.
 
Car le Destin a déjà décidé que la guerre de Troie aurait lieu,
Donc qu'Hélène doit naître.
 
Il reste que Zeus, incarné dans le cygne
N'est qu'un infame violeur, un chef de bande sans vergogne.
L'esclavage, le racisme, la maman ou la putain
L’opium des loups, des nazis, des mafias
Qui se disaient divines alors, qui se croient supérieures aujourd'hui.
 
L'araignée sarcastique prendra juste sa dîme geolière;
 
C'est l'homme, imbécile et sadique, qui tiendra dans ses rets la beauté royale de Leda…
 
Sparte, la guerrière, pretendra même y trouver son compte.
 
Les dieux nous sont tombés sur la tête

denise Rafenomanjato - léda piégée

Léda piégée
48 x 56 cm
Denise Rafenomanjato - 1980

 



 
 

 

Le loup des nuages . Yeux verts

Suspendue, au fil des ouragans, passe la présence gémelle
De la louve incarnée sur le paysage d'hiver couvert de neige .

Les bleus gelaient les cieux et la terre
Avec la Bête qui hantait la lande
Un loup-garou féminin présidait aux chasses d'Ysengrin
Et la beauté était maîtresse de la horde.

Depuis le tableau onirique occupe l'espace central
De la toile comme pour cacher la terrifiante
Solitude froide de l'Aubrac sous la chape hivernale :
Mieux que la louve du Gévaudan, la tourmente
Peut tuer dans les stridences du blizzard.

Mais si l'on se laisse aller aux cauchemars ...
Et quand le souffle devient givre autour des arbres décharnés
La ronde perplexe de la louve aux yeux verts cristallise en folie glacée .

Comme si la Comtesse Barthory était venue visiter les hautes terres de l'Aubrac pour partager
Avec quelque roi sans divertissement les ébats de sa louve royale aux mâchoires d'acier.
Moult bergères et bergers auraient alors disparu dans le souffle démoniaque des vents verglaçants
Même si le tableau ne projette pas forcement des fantasmes d'ogre ou d'ogresse aussi sanglants .

Denise Rafenomanjato - le loup des nuages

Le loup des nuages
48 x 57 cm
Denise Rafenomanjato - 1985




 
 

 


Le médecin de campagne

I-mel Toulouse / Antsirabé,
De
Jean.Rafen@manjat@
A
Charlotte.Rafen@manjat@

Images du temps passé.

Les années cinquante
-stop-
Je courrais. en patois. dans ma petite pélerine,
-stop-
Dans la cour de l'école à Saint-Symphorien.
-stop-
Célestin Trauchessec m'apprenait à lire
-stop-
C'était le temps des poêles à bois, qu'elle allumait tous les matins.
A l'époque, l'hiver, il gelait dans les chambres.
Le soir depuis les pâturages collectifs,
les troupeaux de vaches et de taureaux,
remontaient la rue, en se battant,
-stop-
Tous les ans à Paques, j'avais peur du défilé des pénitents blancs,
Pourtant je ne connaissais pas encore le KKK.
-stop-
C'était à Saugues, en Margeride, en 1954,
Après Dien-Bien-Phu, les fils de la Toussaint
Préfiguraient, avant les mass-media,
Le temps des otages et de l'intifada.
-stop-
Marcel, Arisoa, Rafenomanjato,
Né à Sambava, en 1923,
Dans notre colonie malgache.
-stop-
Éduqué,
Se disant médecin,
mais les indigènes
De Haute-Loire l'appelaient Grand-Sorcier :
Il savait, il osait, pratiquer
Les accouchements à la ferme.
-stop-
Regarde, elle a su le peindre, dans la lumière de la neige,
Il partait en visite,
peut-être vers St-Paul le Froid, avec la canadienne et la canne.
Il était beau, elle l'aimait,
Elle est morte.
le 23 mai 2003, à 14h15.
Ils sont ensemble...
-stop-



 

Marcel Rafenomanjato: le médecin de campagne

Le médecin de campagne
50 x 40 cm

Denise Rafenomanjato - 1996

 

Médecin de campagne Marcel Rafenomanjato

Marcel Rafenomanjato
médecin de campagne

 
 

 


L’étang de Thau

Coincé entre les Corbières arides et la mer,
C’est un grand étang plutôt terre à terre.
Semé de parcs à huîtres il n’inspire ni rêverie marine,
Ni la mélancolie romantique du Lac de Lamartine.
Loin du rêve, l’accès à l’île de Thau c’est plutôt le Mirail.

Derrière quel miroir alors as-tu voulu conduire nos regards ?
Et qui t'a fait construire cette vision onirique d’un étang si banal ?
De quelle jeune fille la montagne de Balaruc porte-t-elle le regard ?

Quelques objets flottants non identifiés, guidés par l'oiseau capitaine
Cherchent leur route sous le portique des cheveux de jade de la sirène
Et le reflet des lèvres met les voiles devant le poisson boschien

Quel rêve, ou quel cauchemar, as tu voulu nous faire partager?
Le soleil et son reflet, géométriques, en marquent l’étrangeté.
Et les couleurs acides de la palette évoquent les feintes d’Arlequin.






denise Rafenomanjato - étang de Thau

Étang de Thau
41 x 33 cm

Denise Rafenomanjato - 1982
 
 

 

 


Le pascuan

Adresse à yavhé (psaume 12E5)

Regarde,ma bouche n'est que mépris
Mes yeux ne cillent pas devant ton soleil noir.
Dans ton ciel rouge de sang
je resterai celle qui n'a pas baissé les yeux
El Desdichado, la statue de sel, le veilleur.

Malgré tous tes pouvoirs, tout ton argent, je suis ton égale.
Tu vas traîner mon corps dans ton hiver,
mais je garderai dans mon âme cette haine farouche et brulante
envers tous tes tours de faiseur:
qui mettent les missiles autour des hanches des fous de Toi
et lachent les hélicoptères au milieu des enfants.






Pascuan

Pascuan
50 x75 cm
Le pascuan est l' habitant de
l'Île de Pâques
Denise Rafenomanjato - 1998
 
 

 

Les cercles de sa nuit

À Sauveterre, là-haut, la nuit,
Dans la baraque de granit,
Sous le toit de lauzes. A la lune levée
Qui éclaire les ormes décharnés et gelés
Sous mon crâne en crise je pense
Parfois au suicidé d'Auvers sur Oise.

Même les docteurs d'aujourd'hui n'auraient pas su guérir cette mélancolie farouche.
Comme les sphères impératives qui enferment le Prisonnier dans son village très british
Et cauchemardesque, les cercles de sa nuit confine la folie.
Mais l'explosion des bulles orange peut être cataclysmique.
Et l’hommage de Denise au génie cyclothymique
Fait de la dichromie le dessin de sa schizophrénie.

denise Rafenomanjato - les cercles de sa nuit

Les cercles de sa nuit
52 x 45 cm
Denise Rafenomanjato - 1994




 
 

 


L' hopital

L'étrange bestiaire de la démence:

les petits renards teigneux,
le hibou aux griffes agressives,
les volatiles hautains et hargneux.

Ces bestioles rouges et grinçantes ravivent
les peurs de mes nuits blanches
la perspective, vers la porte interdite,
Comme un parallèlépipèdique entonnoir
Avec l'hyper-gravité d'un immonde trou noir
Est-ce du sang qui coule sur les lignes de fuite ?

Et puis elle, svelte et belle, infirmière?
Au sein de cette horreur mortifère
Pourtant ses yeux, comme ceux du hibou,
ont la fixité des regard de l'au-delà des fous.

Je me rappelle cette nuit auprès d'elle je crois qu'elle s'est mise à hurler,
Au coeur de la nuit, je vois des bestioles.....
tu m'a dit que c'était signe de mort
C'est ce qui est arrivé,
au matin tout était fini
Et toi, comment étaient tes bestioles,
Tes messagers de fin de partie.
les as tu vus ?






Denise Rafenomanjato - à l' hopital

A l' hopital
38 x 46 cm
Denise Rafenomanjato - 1982
 
 

 

 


Matin au petit chat

Petit déjeuner au bol blanc bleu
Et le petit chat endormi au milieu.
Derrière, les futaies naturelles,
Donc un monde presque pareil.

Mais elle a des cheveux tout bleus
l’étang est rose et le soleil rouge :

S'agit il d'une bobo de la planète rouge ?

Ou bien la chimie des gaz à effet de serre
a-t-elle définitivement déréglé l'atmosphère
et le décalage vers le rouge a-t-il eu lieu ?

Plus simplement, je crois que le pinceau de Denise
a toujours su jouer des filtres oniriques avec maîtrise.

Et faire vibrer dans le rouge ces lointains étranges, ici, calmes et apaisés,
Résonne en contrepoint avec la sérénité profonde d’un regard si détaché
.






denise Rafenomanjato - matin au petit chat

Matin au petit chat
46 x 38 cm
Denise Rafenomanjato - 1982
 
 

 


Matin sur la Cure

Couleurs d'artiste
Reverbérations, transparences,
Lignes de fuite estompées
vers des cieux en résonnance.
Au-dessus d'un horizon achromatique

L'aube joue une partition diatonique
comme une blue note aérienne et tendre.
Par une sorte de dialectique unicolore,
Une chromogénèse du sens
Mèle les silhouettes des arbres dans le matin
Et le vert translucide des eaux qui renvoie leurs dessins.
Ainsi, chaque trait a du sens.
Improbable et indispensable
Il incarne la pensée, le travail,
Et le génie de Denise S.






Arcy-sur-Cure: matin sur la Cure

Matin sur la Cure
42 x 33 cm
Denise Rafenomanjato - 1982
 
 

 

Matin sur la rivière

Quand l'eau se reflète dans le ciel et que les feuilles elles mêmes réverbèrent
la lumière rose des nuées, sans doute l'aube qui vient là-bas au bout des futaies
renvoie-t-elle une certaine conception des origines et du temps fondée
sur les développements harmoniques d'une chromogénèse où les accords mineurs
et majeurs se répondent grâce à de subtiles altérations portées en quinte ou tierce.

Le pinceau devient un archet qui fait vibrer les lumières originelles
où l'auto référence des roses crée une perspective indécidable
dans un dessein Göedelien qui figure le réel et ses complexes assonances

Denise Rafenomanjato - matin sur la rivière

Matin sur la rivière
61 x 50 cm
Denise Rafenomanjato - 1982




 
 

 

 


Méditerranée

Mare nostrum, immense huis-clos judéo-chrétien
Bousculé par l'Hégire, les croisades et les jeux de Saladin,
Déjà marquée par la violence extrême des gladiateurs,
Elle psalmodie , aujourd'hui, les versets des trois Livres, dans la terreur.

Huis-clos du tableau donc, au coeur du deuil
Le regard éperdu de tristesse et de fatalisme.
Sur tes rivages sont nés la vendetta, les mafias et les barbarismes.
Sous la tunique noire le rictus et les rides parlent aussi d'orgueil.

Méditerranée, entre Ouranos et Gaia, Mère
De tous nos pères, et de toutes ces prières de pierre
Qui lancent vers les cieux la sagesse éternelle
Et la folie infinie de notre longue Odyssée spirituelle .







denise Rafenomanjato - Méditérannée

Méditerranée
33 x 40 cm
Denise Rafenomanjato - 1978
 

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